François DESROUSSEAUX, Secrétaire Général Marché du Film – Festival de Cannes

 

À l’aube de sa 73e édition, le Festival international du film de Cannes demeure l’un des événements les plus médiatisés au monde et le plus important festival de cinéma du point de vue du rayonnement international.

 

 

1. Dans le cadre de votre activité professionnelle quelles sont les convictions que vous défendez en termes de responsabilité sociale et environnementale ?

Au Festival de Cannes, nous avons constaté qu’il était grand temps que les acteurs de l’événementiel assument leurs empreintes environnementales. Qu’ils s’y confrontent pour comprendre ces phénomènes et y apporter des solutions. Jusqu’à très récemment encore, nous étions conscients des impacts, mais ils paraissaient trop importants et nous ne savions pas comment les solutionner, on restait donc sur un statut qu’aujourd’hui, nous devons cesser d’avoir honte de cette empreinte et commencer à agir en conséquence face à l’ampleur de la tâche. Nous savons que le gros de notre empreinte est lié aux voyages des participants à notre événement, notre volonté est de conserver cette dimension internationale et pour cela nous installons progressivement des dispositifs pour réduire notre bilan environnemental.

 

 

2. Selon vous quelles évolutions sont nécessaires, au sein de la filière événementielle, pour contribuer à la nécessaire transition écologique ?

Les évolutions nécessaires sont énormes et jusqu’ici la transition écologique c’était surtout de la communication et non des réels changements. Mais les acteurs de la filière commencent à s’emparer de ce sujet et des multiples solutions pouvant être apportées. Il faut dorénavant réussir à imposer ces nouvelles manières de faire aux acteurs, qu’ils soient internes au secteur ou donneurs d’ordres. Toutefois, ce qui est encourageant, c’est l’accélération des prises de consciences depuis un an ou deux. Aujourd’hui, les acteurs de la filière affirment qu’il faut se mettre au travail sur ces questions et ce à tous les niveaux. Il y a une réelle volonté d’accompagner et une force de proposition, tous veulent apporter leur pierre à l’édifice de la transition écologique pour la filière. Parmi les équipes du Festival de Cannes, nous estimons qu’il est primordial pour la filière de structurer son raisonnement et sa démarche en s’entourant d’experts.

 

3. Dans ce contexte, pourquoi soutenez-vous l’initiative du OUAÏ ? Qu’attendez-vous de cet événement ?

Aujourd’hui, toutes les questions concernant l’impact écologique ont été posées, il nous faut dorénavant travailler collectivement sur des solutions concrètes. C’est un sujet pour lequel il n’y a pas de compétition mais une volonté d’aller ensemble dans le même sens, celui de la responsabilité. Le OUAÏ est donc un moment utile d’échange et de partage, pour échanger sur les solutions déjà existantes et efficaces entre acteurs de la filière. En tant que membre organisateur du Festival de Cannes, j’espère trouver des idées et des solutions pour améliorer l’impact environnemental pour notre édition 2021.

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