Simon BERNARD, Co-fondateur – Plastic Odyssey

 

Plastic Odyssey, est un projet d’expédition maritime dans les régions du monde les plus touchées par la pollution plastique. Simon Bernard et ses co-équipiers se préparent pour parcourir 40 000 milles nautiques à bord du premier navire laboratoire du recyclage plastique. Ce bateau ambassadeur embarquera des technologies open-source pour recycler les déchets ou en faire du carburant. Au travers de cette grande aventure, l’équipe compte partager les solutions, sensibiliser et engager un maximum d’acteurs dans la lutte pour la préservation des océans.

 

 

1. Dans le cadre de votre activité professionnelle quelles sont les convictions que vous défendez en termes de responsabilité sociale et environnementale ?

Le cœur de mon activité est de lutter contre la pollution plastique des océans et plus généralement partout dans le monde. Je me creuse quotidiennement la tête sur de nombreuses problématiques dépassant le simple sujet du plastique. Notre but est de
comprendre les leviers envisageables pour résoudre ces grands problèmes. Chez Plastic Odyssey Expedition, notre démarche est de se questionner sur ces thématiques majeures, en contribuant à la résolution et mise en place de solution.

 

 

 

2. Selon vous quelles évolutions sont nécessaires, au sein de la filière événementielle, pour contribuer à la nécessaire transition écologique ?

Il y a un énorme travail à faire ! Par définition un événement est éphémère, jetable et à usage unique. Le concept n’est pas durable puisqu’on utilise beaucoup de ressources pour un laps de temps très court. Le résultat est visible, lorsque l’on voit les poubelles en fin d’événement et les quantités de matières neuves jetées. L’un des plus gros défis, c’est celui de se tourner vers du mobilier durable et non jetable. Il y a quelques événements exemplaires qui commencent à se créer comme le ChangeNOW Summit, qui est selon moi un assez bon exemple. La logistique et les transports sont également très impactant, il faut réussir à produire des événements de manière plus locale afin de limiter les émissions carbones. Les traiteurs sont également concernés par les efforts à produire, ils sont une vitrine de l’événement : le type de vaisselle utilisée et la nourriture servie peuvent être très impactant, notamment les produits carnés. Il est donc essentiel qu’un gros travail soit fait du côté des prestataires alimentaires. Un travail visible de tous pouvant aider à faire changer les mentalités, notamment face aux résistances, comme par exemple la cuisine végétarienne.

 

 

3. Dans ce contexte sociétal, pourquoi soutenez-vous l’initiative du OUAÏ ? Qu’attendez-vous de cet événement ?

En tant qu’intervenant extérieur à la filière événementielle, je soutiens Le OUAÏ car il est porteur d’un projet qui peut donner envie à des acteurs de s’engager dans leur secteur. Je souhaite pouvoir inspirer et donner des envies de changer.

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